La guerre d'Algérie se déroule de 1954 à 1962.
Elle fut nommée, selon les points de vue, « guerre d'indépendance algérienne », « révolution algérienne » ou « les évènements en Algérie ». Côté algérien, elle est menée par le Front de libération nationale (FLN), qui n'est d'abord soutenu que par une infime minorité du peuple algérien (la majorité par la suite) et quelques hommes politiques français d'extrême gauche (envoi d'armes et d'argent) appelés les « porteurs de valise ». Du fait du choix du terrorisme c'est essentiellement une période de violence contre la population, et de lutte contre l'administration française. Il ne s'agit donc pas d'une guerre classique, entre deux États souverains.
La principale cause du déclenchement de cette guerre réside dans le blocage dû au fragile équilibre du pouvoir sous la IVe République, de toutes les réformes. Alors que des dizaines de milliers d'Algériens, estimés à 68 000 combattants, ont participé à la libération de la France et que plusieurs intellectuels revendiquent l'égalité des droits, les Algériens musulmans sont à l'époque considérés comme des citoyens de seconde zone par le régime de l'indigénat. Les représentants des colons au Parlement français constituent une minorité de blocage.
Prémices de cette guerre, le massacre de Sétif commence par plusieurs morts à l'occasion d'un soulèvement organisé par le PPA. Certains colons organisés en milices pratiquent une répression aveugle et sont responsables d'un véritable massacre. L'armée française qui a reçu l'ordre de rétablir l'ordre le fait sans ménagement pour la population civile. Elle couvre les colons : aucune enquête sérieuse n'a été menée par la France pour retrouver et punir les coupables.
À partir de 1954, le combat armé pour l'indépendance de l'Algérie se traduit par des exactions contre les populations civiles d'origine européenne et arabe ainsi que par une guérilla, des maquis et des affrontements avec l'armée française, qui comprend également des unités de supplétifs musulmans appelés « Harkis ». Le FLN se radicalise rapidement et utilise le terrorisme. Les civils européens et arabes sont très tôt pris pour cible dans des attentats terroristes ou des massacres comme à El Halia, en aôut 1955. Les représailles de l'armée sont extrêmement dures, avec notamment des opérations de renseignement impliquant le recours à la torture. Les militaires tortionnaires justifiaient l'utilisation de la torture comme étant un moyen d'endiguer les attentats, notamment pendant la bataille d'Alger. Dans le même temps le FLN s'attaque férocement à toutes les autres organisations nationalistes. En réaction au terrorisme du FLN, l'OAS mène une campagne d'attentats terroristes, surtout pendant quelques mois entre février 1961 et juin 1962. Cette campagne contre-terroriste se termine par un affrontement avec l'armée française et un attentat contre le général De Gaulle (le Petit Clamart). Cette guerre s'achève par l'indépendance de l'Algérie le 1er juillet 1962, sans qu'aient été ratifiés par les représentants algériens les fameux accords d'Évian. Le droit, bafoué dès les premiers instants, n'allait pas cesser de l'être pour longtemps.